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MORETTI Lucien Phil

Lucien Philippe MORETTI  Peintre, lithographe, graveur né à Suresnes le 19 mai 1922 puis mort à Étretat fin février 2000. En 1946, à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il devient l’élève de Nicolas Untersteller et de Demetrius Galanis ; nommé membre associé de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1947. Moretti a deux adresses à Montmartre, de 1952 à 1959 au 8 ter, rue des Saules, face au Lapin Agile, et de 1959 à 1963 au 37, rue des Abbesses. Il quitte la Butte en 1963, pour emménager sur les Buttes Chaumont ; en 1966 il s’installe dans l’île de la Dérivation près de Poissy ; là un rabbin l’initie à l’écriture hébraïque. Enfin, il se retire à Etretat, dans une maison très 1880, une époque où il aurait aimé vivre en compagnie d’Offenbach et des peintres qui avaient leurs villas sur cette partie de la côte normande. Mais le temps passé sur la Butte marque définitivement son œuvre. Familier de l’atelier du 12, rue Cortot, où le graveur grec Galanis, membre de l’Institut, lui raconte le Montmartre qu’il avait connu, quand il hérita de la presse à gravure de Degas, et lui parle de Derain, de Matisse, de Picasso, venus graver chez Lacourière. Moretti vient chaque jour sur la place du Tertre, à la Crémaillère, établissement tenu par Antoine, et lieu de rendez-vous des rapins, des jeunes, des portraitistes, des joueurs de guitare, des joueurs d’échecs, mais aussi des danseurs venus guincher le soir, ainsi que des amoureux enlacés sous les tonnelles de la terrasse intérieure. D’innombrables dessins réunis dans les grands cahiers Canson immortalisent la jeunesse des années 50, et plus tard les doux hippies, habillés pour une fête qui aurait pu être celle de Rodolphe et Mimi. Ce sont ces personnages qu’il peint ensuite sur toile en une fête échevelée, joyeuse et saine, un carnaval peuplé de clowns, de pierrots, de filles aux jupes courtes et de garçons aux cheveux longs. Moretti décide de faire revivre une époque mythique, édénique qu’aucune épreuve, si dure soit-elle, que la vie lui fait subir, ne parvient à lui faire renoncer. Il expose chez Lefranc (1949), et Lucie Weil (1949-51), Charpentier (1955), à New York (1962), au Musée Galliera (1966-67), chez Bussière, chez Roussard (1967-1972), à Miami (1971), Montréal (1971), chez Pétridès (1973-75), à Tokyo (1975). Moretti illustre en lithographies : “le Sac de Billes” de Joffo, “le Braconnier de Dieu” de René Fallet, et les “Chansons” de Jacques Brel. Parmi les estampes citons “les Bas noirs”, en noir et “le Gramophone” en couleurs. Toutes ces lithographies ont été tirées dans l’atelier Grapholith, le plus souvent sur vélin d’Arche en formats jésus ou raisin. Plusieurs d’entre elles sont sorties des Editions André Roussard. Toujours jeune d’esprit, l’œil bleu et le verbe joyeux, Lucien-Philippe Moretti vient tout récemment de se mettre à la sculpture. (www.roussard.com)

 

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