LANGLOIS Pierre-Gérard

Pierre-Gérard LANGLOIS est un artiste peintre et lithographe né à Montauban (Tarn-et-Garonne) en 1940, vivait à Louviers (Eure), mort en 1994. Il a signé une partie de son oeuvre du pseudonyme de "G. Duroc". Après avoir, en 1955, suivi des études de chimie dans un lycée technique, Pierre-Gérard Langlois suit en 1956 les cours d'arts décoratifs de l'Ecole des beaux-arts de Rouen. Il commence à peindre en 1957, mais s'orientant professionnellement vers le décor et le costume de scène, il travaille à partir de 1959 pour le Théâtre national populaire de Jean Vilar avant d'être décorateur chez Lanvin (jusqu'en 1962), puis chez Chanel (jusqu'en 1964). Ce sont ensuite les rencontres de Félix Valoussière (Directeur du théâtre des Champs-Elysées) et de Elie-Léon Brami (Directeur de la Galerie-Vendôme) qui l'un et l'autre remarquent sa peinture et organisent ses premières expositions à Paris (voir expositions personnelles ci-dessous). Les années 1970 sont marquées par de nombreuses expositions tant en province (Auch, Béziers, Val d'Isère, Quiberon, Rennes, Toulouse) qu'à Paris (en particulier à la Galerie de Paris qui accueille aussi Yves Brayer, Michel Ciry, André Brasilier et Camille Hilaire), en France d'outre-mer (Saint-Denis de la Réunion) et à l'étranger (Tunis, San Antonio du Texas). Elles voient sa peinture (huiles et acryliques) se définir comme un paysagisme semi-abstrait, avec de larges aplats superposés en un registre chromatique minimal (poussé dans les Marines jusqu'au camaïeu et à la monochromie) gris, blanc, beige et noir qui ne manque pas de suggérer l'oeuvre de Nicolas de Stael. La diversité des couleurs revient toutefois à partir de 1976 (date de son voyage en Thaïlande) avec, outre des natures mortes, ses thèmes des Masques de Venise, des Touaregs, des Villages marocains, des Musiciens, de New York et des Toits de Paris. Ses recherches le conduiront vers un autre registre, toujours proche de l'abstraction, avec des compositions nettement plus colorées et généralement construites à partir du thème du Nu. Pour dissocier ces travaux, il choisira de leur donner une seconde signature, G. Duroc2. Pierre-Gérard Langlois n'avait que 54 ans lorsqu'il a été emporté par une longue et cruelle maladie. Dix-sept ans après sa disparition, les 15 octobre 2011 et 25 février 2012, plus de quatre-cents tableaux constituant son fonds d'atelier furent dispersés en deux ventes aux enchères organisées en l'Hôtel des ventes de la Seine à Rouen. Cet événement, outre qu'il reexplora ce qui est dit ci-dessus, mit à jour une facette ignorée de sa création, tue par Langlois de son vivant, avec la découverte de grands pastels totalement abstraits alliant la force du trait à la robustesse de la construction, énonçant une volonté de concilier l'abstraction lyrique et l'abstraction géométrique. Cette part secrète gardée par l'artiste pour lui seul jusqu'à la fin révéla que Pierre-Gérard Langlois, dans un destin inachevé, était parti sans avoir encore tout dit. (source Wikipédia)

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