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GOERG Edouard

Edouard GOERG naît en Australie, de parents français, dans une famille de négociants en champagnes. Il gagne bientôt leur comptoir en Angleterre, où il demeure quelques années avant de s'installer à Paris en 1900. Dès lors, le jeune Édouard voyage beaucoup, en France comme en Italie, aux Indes et à Ceylan. Très tôt destiné à la peinture, il devient l’élève de Paul Sérusier et Maurice Denis à l’Académie Ranson où il étudie de 1913 à 1914. Il est mobilisé durant la Première Guerre mondiale et ce jusqu’en 1919. Il est principalement affecté dans les régions orientales du front et découvre ainsi la Grèce, la Turquie et la Serbie. L’expérience tragique de la guerre va fortement influencer la nature de son œuvre dans les vingt années suivantes. L’une de ces œuvres, Ainsi va le monde sous l’œil de la police, est un manifeste anti-guerre qui inspirera à Picasso son Guernica. Le conflit qui l'oppose longtemps à son père jusqu'à la mort de celui-ci (1929) oriente la peinture de Goerg vers une critique de la société. À partir de 1920, il devient l'une des figures majeures de l’expressionnisme français. Mais toute une période de son œuvre le rapproche également du surréalisme, notamment ses travaux dans le domaine de la lithographie. Dans l’entre-deux guerres, son succès est manifeste. Il n'en participe pas moins aux Ateliers d'art sacré avec son ancien maître Maurice Denis. Plaque commémorative sur la façade du domicile parisien d'Édouard Goerg au n° 111 de le rue de Longchamp. Durant l’Occupation, il refuse de participer au fameux voyage que des artistes français (dont Charles Despiau) sont invités à faire dans le Reich pour y rencontrer Hitler. Sa première femme, juive, doit se cacher et meurt faute de pouvoir accéder aux soins. Goerg en ressent un profond traumatisme. Il est traité par électrochocs. Dans les années 1950, il enseigne l’art de la gravure à l’École des beaux-arts de Paris. Il devient par ailleurs président de la Société des peintres-graveurs français et il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1965. Sa seconde épouse le pousse à peindre à nouveau. La femme est un de ses thèmes de prédilection, qui revient en plusieurs périodes. La plus connue est celle des « femmes-fleurs » à la discrète et sereine mélancolie. Alors qu’il s’apprête à quitter sa femme, il meurt de façon mystérieuse en 1969. L’œuvre d’Édouard Goerg tombe quelque peu dans l’oubli à mesure que son style ne correspond plus guère aux goûts de la dernière partie du xxe siècle.

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